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Monet Vu par


« Monet Vu par » s’intègre dans une collection d’œuvres dédiée à de grands artistes du XIXe siècle : Cézanne, Manet et Rodin.

Il n’était pas possible de passer à côté de ce géant de la peinture et il est passionnant de lire ce que les critiques de l’époque ont pu dire de lui et de sa peinture.

Ce petit livret d’une quarantaine de pages rassemble des textes d’Émile Zola, Marcel Proust, Guy de Maupassant ou encore Guillaume Apollinaire. De fait, les plus grandes plumes de l’époque se sont exprimées sur sa peinture et son art. Certains, en ont saisi la poésie, d’autres, on eu plus de difficulté à la saisir, mais tous l’on admirée.

Mon seul regret à la lecture de cet ouvrage, l’absence d’opinion négative. L’impressionnisme a ses débuts dont les peintures de Monet ont été étrillées lorsqu’elles ont été montrées. Aucun texte ne l’évoque et je pense que c’est à tort, car l’évolution des opinions fait partie de l’histoire du peintre et de la société de l’époque.


Il faut noter aussi l’effort de l’édition d’offrir en fin de carnet quelques reproductions d’œuvres. Même petites elles transportent dans le monde coloré du peintre, dans ses impressions.


voici quelques citations pour le plaisir des mots :


Il est des seuls peintres qui sachent peindre l’eau, sans transparence niaise, sans reflets menteurs. Chez lui l’eau est vivante, profonde, vraie surtout. Zola


Monet a fait sortir de sa palette tous les incendies et toutes les décompositions de la lumière, tous les jeux de l’ombre, toutes les magies de la lune et tous les évanouissements de la brume. Octave Mirbeau.


Aussi, à examiner l’œuvre de Monet, le voit-on s’acharnant à étudier l’eau, le ciel et l’air. L’eau dans son infinie variété, l’eau fluide, courante, l’eau claire, songeuse, dormante, l’eau diamantée de soleil, l’eau avec une image momentanée qu’elle déploie et immédiatement emporte ; l’eau empreinte d’azur ou tout emmaillotée de brouillard, l’eau cristalline, si le fond est pur ; l’eau trouble, opaque, si le fond est vaseux ; l’eau frissonnante, susurrante, vivante. Emile Verhaeren



Une autre fois, il prit à pleines mains une averse abattue sur la mer et la jeta sur sa toile. Et c’était bien lde la pluie qu’il avait peinte ainsi, rien de plus que de la pluie voilant les vagues, les roches et le ciel à peine distincts sous ce déluge. Maupassant



Claude Monet est venu prouver, pour son compte, le surgissement continuel en aspects nouveaux des objets immuables, l’afflux sans trêve de sensations changeantes, liées les unes aux autres, devant un spectacle d’apparence invariable, la possibilité de résumer la poésie de l’univers dans un espace restreint. Gustave Gefffroy


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